Ce que Nora fait

Et, à chaque section, ce qu'elle ne fait pas encore.

Nora est une assistante de gestion de cabinet que l'on pilote en écrivant ou en dictant, sur WhatsApp ou dans le chat de l'espace praticien. Tout ce qui est décrit ci-dessous est atteignable depuis une conversation, sans ouvrir le web ; le web sert à relire, à imprimer et à exporter.

Cette page est tenue à jour sur ce que le produit fait réellement. Là où une fonction est incomplète, c'est écrit noir sur blanc — nous préférons que vous le lisiez ici plutôt que de le découvrir au bout d'un mois.

Parler, plutôt que remplir

Un message écrit ou une note vocale suffit. Nora transcrit le vocal, comprend la demande en français, et enchaîne les actions qu'elle contient : « Consultation pour Awa Ndiaye, tension 14/9, prescris du fer, envoie l'ordonnance » est un seul message et trois actes enregistrés.

Elle supporte les fautes de frappe, les accents manquants, les numéros de téléphone dictés en toutes lettres et les prénoms translittérés. Avant une annulation, une désactivation ou une modification, elle résume le changement et attend votre « oui ». Et elle n'annonce jamais une action comme faite tant qu'elle ne l'a pas réellement enregistrée — c'est une règle dure du produit, pas une intention. Nora propose, vous décidez : rien ne part à une patiente sans que vous l'ayez demandé.

Dossier patient

Créez une patiente en une phrase — nom, sexe, âge déclaré ou date de naissance, téléphone. La recherche retrouve ensuite le dossier malgré un accent oublié, une orthographe approchante ou un numéro écrit avec des espaces. Le dossier réunit consultations, ordonnances, diagnostics, factures, documents, mesures et vaccinations, et s'imprime en PDF depuis le web. Contact d'urgence, assurance et tiers payant, responsable légal y sont enregistrables.

Un dossier ne se supprime pas : il se désactive, et se réactive. C'est délibéré — une suppression emporterait des factures émises, que le droit comptable OHADA interdit de faire disparaître.

Ce qui manque. Il n'existe pas de numéro de dossier lisible et imprimable : l'identifiant interne n'est pas fait pour être recopié sur un carnet. L'adresse est un champ de texte libre, sans quartier ni commune distincts.

Consultation, diagnostic, ordonnance

Dictez la consultation : Nora ouvre le dossier au bon nom, enregistre le motif, l'examen et la conduite à tenir, et accepte plusieurs diagnostics pour une même visite. L'ordonnance se rédige de la même façon — molécule, dosage, posologie, durée — puis se numérote au format du cabinet, sort en PDF à l'en-tête de la structure et peut être envoyée à la patiente. Une orientation vers l'échelon supérieur s'enregistre, avec le retour attendu.

L'allergie écrite au dossier est relue à chaque ordonnance. Si vous avez noté « pénicilline » sur la fiche d'une patiente et que l'ordonnance porte de l'amoxicilline, Nora vous le dit — elle sait que l'amoxicilline est une pénicilline, et elle connaît de la même façon les sulfamides, les anti-inflammatoires, les antipaludiques et une douzaine d'autres familles. Elle vous le dit après avoir écrit l'ordonnance : c'est vous qui décidez, elle ne refuse jamais. Ce rapprochement repose sur une liste de familles écrite à la main : une faute de frappe au dossier ou un nom commercial qu'elle ne connaît pas lui échappent, et elle vous rappelle alors simplement ce que porte le dossier, sans conclure. Quand le champ est vide, elle vous le signale — un dossier muet ne veut pas dire une patiente sans allergie.

Ce qui manque. Les constantes couvertes sont le poids, la taille et — pendant une grossesse — la tension artérielle ; température, pouls et saturation n'ont pas de champ. Le diagnostic est un libellé libre : il n'y a aucune codification CIM-10. Il n'existe ni certificat médical ni arrêt de travail. Nora ne connaît aucune interaction entre deux médicaments et ne vous en avertira pas : cela demanderait une base pharmacologique tenue à jour, que nous n'avons pas.

Suivi de grossesse, pédiatrie, planification familiale

C'est la partie la mieux servie du produit, et elle a sa page : voir par spécialité.

Rendez-vous et rappels

Prise de rendez-vous avec praticien et motif, agenda au jour, à la semaine et au mois, liste de travail du jour, prochain créneau libre, annulation, report, réassignation à une collègue, et la liste de celles qui tardent à arriver.

Pour le rappel, la formulation est exacte et nous y tenons : Nora prépare le rappel et vous le présente. Vous l'envoyez d'un mot. Il n'existe aucun envoi programmé dans Nora — rien ne part la veille à 18 h, rien ne part le lundi matin. C'est une limite, et c'est aussi ce que plusieurs sages-femmes nous ont demandé de garder : ce qui arrive sur le téléphone de leurs patientes est parti de leur main.

Facturation, caisse, comptabilité

Factures numérotées sans trou dans la série, encaissements partiels, reste à payer, liste des impayés, avoir par écriture inverse — l'origine n'est jamais retouchée. Part patiente et part mutuelle se séparent, l'exonération de TVA sur les soins est appliquée et mentionnée. Côté caisse : journal des opérations à la minute, fonds de caisse laissé dans le tiroir, clôture avec écart calculé, réouverture possible avec un motif obligatoire. Le journal comptable SYSCOHADA et les exports PDF et tableur se récupèrent depuis le web.

Ce qui manque. Les lignes de facture sont libres : elles ne sont rattachées ni au catalogue d'actes, ni au stock, ni au laboratoire. La monnaie rendue n'est pas calculée. Il n'existe pas d'outil de relance : les impayés se listent, la relance se rédige à la main.

Stock et pharmacie

Entrées et sorties tracées, lots avec date de péremption, sortie au plus proche périmé, seuil de réapprovisionnement et liste des ruptures à venir, inventaire avec écart et motif obligatoire, dispensation, retour au fournisseur, fiche de stock consultable.

Ce qui manque. Il n'y a pas de fiche fournisseur, pas de transfert entre la pharmacie centrale et une pharmacie de service, pas de circuit d'inventaire en plusieurs étapes. Une casse, une perte et un vol sont enregistrés sous le même motif qu'une péremption : le chiffre est juste, sa cause est indistincte.

Hospitalisation

Services, salles et lits, admission, transfert entre services, sortie, occupation des lits en temps réel, facturation du séjour.

Ce qui manque, et c'est important. L'hospitalisation n'a aucune page web : tout passe par la conversation. Il n'y a pas de feuille de surveillance quotidienne, pas de traçabilité de l'administration des médicaments au lit, pas de compte rendu opératoire. La date d'admission et la date de sortie sont celles du moment où vous les saisissez — une entrée d'hier ne se rattrape pas.

Laboratoire, imagerie, documents

Un résultat se saisit et se compare à ses valeurs de référence ; son historique se relit. Un compte rendu reçu du laboratoire se dépose depuis WhatsApp — photo ou PDF — et Nora en extrait les valeurs et le classe au bon dossier. Quinze types de documents sont reconnus, et l'espace praticien en offre une visionneuse.

Ce qui manque. Il n'existe pas de demande d'examen émise par le praticien, donc rien à quoi rattacher un résultat ; pas d'étiquette d'échantillon ; une courbe d'évolution pour l'HbA1c seulement ; et aucune connexion PACS ou DICOM.

Rapports

Récapitulatif de fin de journée, indicateurs financiers du mois avec comparaison à la période précédente, charge de travail par praticien, exports PDF et tableur depuis le web. Un rapport mensuel d'activité rend ce qu'un poste de santé recopie à la main : consultations, consultations prénatales par rang, accouchements, doses de vaccin par antigène, nouvelles patientes.

Ce qui manque. Ce rapport n'est pas le formulaire SNIS officiel, et il n'existe aucune transmission vers DHIS2. Il dit lui-même les lignes qu'il ne sait pas produire — références, TPI, MILDA, actes gratuits — plutôt que de rendre un zéro qu'on recopierait pour une mesure. Il n'y a pas de registre de consultation imprimable. Et rien ne vous est envoyé sans que vous le demandiez : il n'y a pas de récapitulatif hebdomadaire automatique.

Équipe et droits

Ajoutez une collègue en une phrase : Nora crée le compte, ajuste ses droits selon son rôle, et vous remet à vous un mot de passe provisoire — c'est le responsable qui le transmet, rien n'est envoyé au membre. Six rôles existent — responsable, sage-femme, gynécologue, généraliste, infirmier d'État, administrateur — et les droits sont vérifiés avant chaque action, pas seulement masqués à l'écran. Planning de l'équipe, congés et absences se tiennent de la même façon.

Une précision qui a son importance. Le cloisonnement est par cabinet, pas par praticien : une sage-femme de votre structure voit tous les dossiers de votre structure. Aucune donnée ne passe d'un cabinet à un autre ; à l'intérieur du vôtre, il n'y a pas de dossier réservé à une personne.

Votre fichier de patientes, repris

Vous arrivez avec un cahier, ou un tableur bricolé. Déposez-le sur votre espace : Nora le lit en entier et vous montre ce qu'elle a compris, ligne par ligne, avant de créer le moindre dossier. Les colonnes peuvent être dans l'ordre que vous voulez et porter vos propres intitulés — « Patronyme », « Tél. », « DDN », « Quartier ». Les dates se lisent en plusieurs écritures. Un accent oublié ne gêne pas : « Cisse » et « Cissé » sont le même nom, et si ce nom existe déjà chez vous, Nora vous montre le dossier et vous demande s'il s'agit de la même personne, au lieu d'en ouvrir un second. Une ligne sans nom vous est signalée ; elle n'arrête pas les autres. Et si le fichier était le mauvais, vous retirez la reprise entière d'un bouton — sauf les dossiers qui ont reçu une consultation depuis, qui vous sont nommés.

Ce qui manque. La reprise ne porte que les patientes : ni grossesses, ni consultations prénatales, ni accouchements, ni vaccinations — rattacher un acte au mauvais dossier serait une erreur clinique, pas une erreur de fichier, et tant que la reprise des identités n'a pas servi chez quelqu'un, celle des actes n'est pas écrite. Elle ne lit pas les photos de registre manuscrit. Elle passe par l'espace web, pas par WhatsApp. Elle est réservée au responsable du cabinet.

Une question sur un point précis, ou un besoin qui n'est pas dans cette liste ? Écrivez-nous au +221 78 525 50 82 — la réponse sera de la même encre que cette page. Vous pouvez aussi demander une démonstration : quelqu'un vous rappelle.